Princesse tam-tam

Tous les huit jours depuis l’annonce un drame se produit…

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Il est déterminé dans sa volonté de ne pas me quitter. Je suis à la fois une garce et l’amour de sa vie responsable de son malheur…

[Témoignage]

Il me re-questionne, me supplie après tous ces drames. Il ne dort plus. Il va voir des médecins, des psys, des amis pour qu’ils l’écoutent et le plaignent. Il ne veut surtout pas entendre parler de résignation.

Non il est déterminé comme jamais. Il est procédurier, ça je le savais, je vais pouvoir m’en rendre compte à mes dépens.

L’annonce aux enfants.

Nos enfants sont là, on leur a dit. Dans le salon. Les enfants en larmes, lui en larmes. Moi triste. Pas plus que les jours précédents. Rien ne leur est expliqué. Juste que papa est triste. Et que c’est maman qui a pris la décision, pour que les enfants ne se trompent pas de bouc émissaire. Il pleure, il ne leur a pas dit à cet instant que je l’avais trompé. Et là n’est pas la raison de la séparation.

Une de ces nuits sabotées depuis que je lui ai dit que je ne l’aimais plus, ce qu’il ne pouvait pas concevoir surtout pour quelqu’un d’autre. Le croyait-il. Je dors un peu grâce au somnifère léger que je prends. Ses calmants à lui ne lui font aucun effet. Je pourrai le constater rapidement.

Je me réveille à ses côtés, il a les yeux ouverts. Je ne me rappelle plus ce qu’il me demande. Mais je lui réponds avec humour pour nous détendre.

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Il répète.
Se tourne vers moi.
Les yeux noirs.

Il balance la couette et me découvre.
Je le vois immense se plaquer contre moi, une montagne qui s’abat sur mon corps.
Il arrache mon bas de pyjama princesse tam-tam.
Il fait presque deux mètres.
Je le sens déterminé, il l’avait prémédité.
Je pèse quarante-trois kilos.
Il me pénètre de force.
Mais il n’y arrive pas.
Il se dégonfle au sens propre et figuré.
De rage, je l’aide.
Je ne crie pas.

La chambre de notre plus jeune fils est contre la nôtre.
Toujours la même tactique défensive de survie.

Ne pas le contrer, ne pas m’opposer à lui.

Je revois ce pyjama princesse tam-tam déchiré.
Irréfléchie, je le jette.

Princesse déchue. Tam-tam dans ma tête.

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Je n’ai pas fait de déposition au commissariat.
Pas de vol entre époux. Pas de viol entre époux.

Quelques mois plus tard un policier auprès de qui je me confie sur une autre affaire concernant cette séparation. Il me demande de porter plainte pour le viol. Ce que je fais.

Pendant deux heures je dois prouver que c’était bien un viol.

Mon époux. Je l ‘ai trompé. Je me sens encore coupable.

Les trois commissaires qui m’écoutent dans cette pièce de 10m2 ne retiennent pas la notion de viol. Je n’ai pas gardé le pyjama princesse tam-tam. Et je l’ai aidé pour écourter le supplice.

Je n’ai pas hurlé. Ce sera retenu contre moi.

Ce n’est pas un viol.

Princesse déchue.

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Une réflexion sur “Princesse tam-tam

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