Les arbres et les murs, partie 1

« C’est comme un mur de Berlin en plein milieu de la chambre
C’est la neige au mois de juin, la canicule en décembre
Y a plus de sol sous nos pieds, plus qu’un fil qui nous supporte
Est-ce que tout va s’écrouler si l’un claque la porte ? »

(« On se sait par cœur », Calogero)

Lorsque j’étais gamine, j‘avais peur des arbres.

Et tout particulièrement d’un arbre qui se situait dans un square à proximité de l’appartement de ma grand-mère. Je m’imaginais qu’une méchante sorcière vivait dans cet arbre. J’ai même cru entendre qu’elle pouvait kidnapper des enfants. J’en avais vraiment peur. L’imagination débordante d’une enfant.

Aujourd’hui je sais que les arbres sont nos amis, ils nous protègent. Ils produisent de l’oxygène tellement important pour notre survie sur cette planète. Et que faisons-nous pour les protéger ? Avons-nus oublions que l’avenir de nos enfants et nos petits-enfants dépend de la bonne santé des arbres. Et aussi de la bonne santé de tous les animaux de cette terre.

Et de la santé physique et mentale de leurs parents et leurs grands-parents aussi. Car oui, qu’aujourd’hui, dans le moment présent, personne ne prend soin d’eux : des parents et des grands-parents. Ils se débrouillent tous seuls, les dinosaures…

Seuls. Abandonnés. Laissés à eux-mêmes. Les feuilles desséchées ?

Après, ce n’est pas l’âge qui définit la qualité d’une vie. Je suis une rose desséchée moi alors que je n’ai que 41 ans…

Pourquoi une chanson sur le mur du Berlin ? Le mur du Berlin est tombé, mais d’autres murs ont été construits depuis. Je vous laisse réfléchir aux murs de votre vie. Il y en a certainement.

Mur d’indifférence ? Mur de silence ? Mur de haine ? Mur de violence ? Mur d’oubli ? Un autre ?

Et tous ces murs construits au sein d’un couple, sont comme une boule de neige. Non ! Une boule de feu ! Une bombe qui détruit tout sur son passage. Oui c’est une bombe. Et même une fusée qui vous emmènera sur la lune ne pourra résoudre aucun problème.

Pourquoi aller sur la lune, ou sur la planète mars, si c’est pour être confiné, cloitré, enfermé, isolé, loin de tout le monde.

Why ? A quoi bon ? Si la planète Vénus a été dépeuplée ? Vidée de ses entrailles…

Je n’en vois aucune utilité, d’aller sur la planète Mars. Et surtout je n’éprouve aucun plaisir à cette idée dans ce contexte bien précis.

Donc oui, le mur de Berlin est tombé, mais j’ai construit un mur bien plus grand depuis : boulot, métro, dodo. Infidélités, mensonges, tristesse, déception… Comme tout un tas d’adultes. Et toutes ces enfances gâchées, au nom des ambitions professionnelles, au nom de l’égoïsme personnel. Et aussi à cause de nos traumatismes d’enfance à nous, très certainement.

Je pars tous azimuts, comme toujours. Désolée. On me dit souvent que je suis incohérente. Soit. Celui qui ne veut pas me lire, ne me lira pas. Et tous les autres, vous êtes les bienvenues sur mon blog. Vous êtes les bienvenus dans ma vie. Même si parfois je peux paraître inaccessible, hautaine, ou je ne sais quoi. Je suis juste là. Vous pouvez m’écrire. J’essaierai de vous répondre. Et si vous avez mon numéro de téléphone, appelez-moi. Ce n’est pas si compliqué que ça.

Lorsque j’étais gamine, j’avais peur d’être seule. Peur du vide. Peur de ce tunnel noir dans la tête, je ne sais pas si vous voyez de quoi je parle. Peur du néant. Une gamine ayant peur du néant, au lieu de voir la vie en rose.

Est-ce grave docteur ?

– Oui je pense que c’est très grave… (répond ma petite voix dans la tête).

Et quand j’ai grandi… cette peur ne m’a jamais quittée. Malheureusement ou heureusement. Je ne sais pas.

En tout cas il reste toujours des moments de bonheur qui permettent d’oublier toutes cette peur. Des moments de grâce. Des moments de bonheur. Des moments de béatitude. Des moments passés avec des amis. Avec la famille. Des moments de créativité. Des moments d’écriture pour moi. Où j’existe. Et j’existe aussi ou surtout à travers ceux et celles qui me lisent et qui n’ont pas peur de dire qu’ils me lisent. Et surtout à travers celles et ceux qui osent parler avec moi. Ouvertement et sincèrement.

« Aucun des mots qu’on se dit ne peut faire fondre la glace
Aucun n’éteint l’incendie qui gronde à la surface
Avant que tourne le vent et que retombent les cendres
Si on jouait comme avant à raccrocher ensemble ? »
(« On se sait par cœur », Calogero)

Merci (IMDS).