Qui a trompé une fois…

Jusqu’où peut-on aller ? « Tromper » : le grand mot est lâché ! Mais où cela commence-t-il déjà ? Un regard, une pensée, un désir, un baiser, une main que l’on saisit avant de saisir tout​ le reste…

A partir de quel événement​ la société et la morale « bien-pensante » décrètent que l’on est « coupable » ?

[Réflexions de lectrice]

Je vois tant d’hypocrisie dans ces jugements, tant de malveillance voire de haine contre celui ou celle qui a osé, alors que ceux-là mêmes qui s’érigent en censeurs se comportent souvent à l’identique, en réalité ou en pensée. En vertu de quels principes une union sociale entre deux êtres impliquerait de vivre en vase clos ? Par sécurité, comme quand on n’achète pas un bon gâteau car on sait qu’on ne résistera pas​ au plaisir de le déguster ? La peur n’évite pas le danger. Et le danger n’est pas là où on l’attend, au fond d’un tiroir ou dans le secret d’un téléphone portable !

Le danger, ​il est dans les sourires que l’on ne se fait plus, dans les réponses que l’on n’écoute même plus, dans la souffrance d’un bras qui ne se pose plus sur​ l’épaule pour réconforter, dans la triste banalité d’une vie que l’on oublie de vivre.

Alors, parfois, une petite voix intérieure nous susurre : « et si tu allais voir ailleurs ? » et encore « hum, le gars ou la fille que j’ai vu(e) dans le métro, l’autre jour, n’était pas mal ». Et quelquefois, l’on passe à l’acte, avec un sentiment de culpabilité ou non. Et voilà que ceux qui devinent ou qui savent, peuvent se révéler d’horribles personnages en nous montrant du doigt, en nous jugeant, en nous faisant croire que l’on commet « le péché » du siècle…

Mais pauvres ignorants, ne comprenez-vous pas que c’est notre vie que nous défendons, comme nous pouvons, notre droit à aimer, à décider, à choisir ? Cela ne regarde personne d’autre, excepté notre conjoint et notre conscience.

Et je soutiens que l’on peut aimer et désirer​ plusieurs personnes, mais avec une intensité​ et des objectifs différents. Il suffit, et c’est toute la difficulté aussi, de ne pas faire souffrir l’autre ou le moins possible. Certains trouveront cette attitude égoïste, mais qui s’aime bien aime mieux les autres.

Alors, tromper ou non ?
Est-ce vraiment là la question ?

Essayons plutôt de vivre en harmonie avec nos conjoints, ​de la​ manière qui nous conviendra, parce que nous l’aurons choisie et nous seul(e)s.